Cœur-de-chêne
Herbaliste /Energéticien /Sylvothérapeute

à Noël ? On m'a offert le COVID.

28 Jan 2022 Cœur-de-chêne

Une approche phytothérapeutique en cas de Covid :

C’est noël :

 

Le repas de famille se passe bien, vous avez (encore) trop mangé, mais cette année, vous avez aussi été bien plus raisonnable : pas de foie gras, une coupe de champagne seulement, un verre de vin pas plus, deux huitres, non merci, je ne reprendrai pas une troisième fois de la buche. Des cardons ? Oh oui ! dix fois !

Que de changement bouleversant ! la tradition de noël évolue, c’est certain !

D’ailleurs vu le contexte de ces deux dernières années, c’est bien normal. Les habitudes sont bousculées ! L’année dernière encore, il vous avait paru plus raisonnable de manger votre dinde aux marrons en Visio. Mais cette année, merde, on se voit ! On fait un test, quand même, pour être sûr de pouvoir se faire un câlin et de se passer le sel sans suspicions et on partage un bon moment.

Sauf que

Sauf que tata Yvonne, qui pourtant à un test négatif, vous appelle le lendemain pour vous dire que finalement, en plus des cadeaux, cette année le père Noël lui a aussi apporté la dernière maladie à la mode !

Qu’à cela ne tienne, cette année, puisqu’il faut bousculer les codes, plutôt que de vous parler de plantes bonnes pour le foie, de la détox et de perdre les kilos pris pendant les fêtes, on va parler « guide de survie aux naturelles en milieu contaminé » !

et là c’est le drame :

Tatie Yvonne vous l’assure, vous êtes donc définitivement cas contact. Manque de pot (et c’est mon cas) en plus de ça, l’un des membres de votre foyer (votre sœur, votre frère, votre époux ou épouse, votre fils, votre fille, votre chien, votre cochon-dinde ou votre aspirateur) a des symptômes ! un test et… POSITIF ! Rha, mince…

Pas de panique, on va prendre ça dans l’ordre : première chose, on appelle ce bon vieux médecin et on pointe à la « caisse de recensement des cas de covid ». Si vous êtes dans les maintenant célèbres « personnes à risque », il vaut mieux avoir le soutien de Dr Toubib. Si des signes inquiétants se font observer (souffle court, difficulté à respirer) c’est à lui que l’on téléphone !

Une fois que la situation a été rapportée au médecin, qui aura pris soin de s’assurer que vous n’êtes pas aux prémices d’une complication quelconque. Après qu’il vous ait informé du mieux qu’il peut sur votre situation et ses solutions, alors il sera temps d’envisager une aide complémentaire et précieuse aux éventuels traitements qu’il vous aura proposés : c’est là qu’entrent en scène les plantes !

 

Alors, attention, je vais ici vous partager mon propre cas et ma mise en pratique d’un protocole qui est donc adapté à ma situation et celle de mon entourage ! les plantes choisies l’ont été au regard du fait que je n’ai pas de traitement en cours, pas de contre-indication due à un problème de santé déjà présent et que je ne suis pas dans la catégorie « personne à risque ». Je vais par exemple inclure le Réglisse dans mon protocole, qui est contre-indiqué si vous faites de l’hypertension.

Par conséquent, cet article est un témoignage et une piste de réflexion, pas un conseil généralisé de plantes à prendre si vous avez contracté la vilaine bête !

 

Mais alors, qu’est-ce qu’on fait ?

Pour faire simple, et puisque nous sommes 3 cas contact et une malade sous le même toit, je formule un seul et même conseil pour la prévention et le « traitement ». En réalité, il est intéressant de faire des protocoles différents puisque les besoins ne sont pas les mêmes. Mais sur le terrain, il faut s’adapter.

En préventif, la stratégie des plantes et produits naturels immunostimulants est un axe dont l’importance aujourd’hui, n’échappe à personne. On retrouve en tête de liste les H.E (Tea-tree, Manuka, Ravintsara, Thym…), mais aussi les compléments et autres préparations (vitamine B, les plantes en poudres, les superaliments, l’Echinacée et tutti…). On va aussi veiller à une bonne alimentation, une bonne hygiène de vie en générale. Mais tout ça, c’est LAAAAAARGEMENT en amont qu’il faut l’envisager et le mettre en place. Pas quand il est question de vivre sous le même toit qu’une personne malade et donc de risquer de tomber malade demain…

 

un détour par l'immunité:


Pour ce qui est des produits immunostimulants, quelque chose m’interpelle aussi : pour vulgariser et faire court, il est possible que le Covid19 et notamment le(s) syndrome(s) post-covid puissent aussi comporter une réaction auto-immune.[1]

Alors, certes, l’immunité est un sujet vaste et complexe que je ne maitrise pas sur le bout des doigts ni dans le détail scientifique : il y a mille façons pour une substance d’être « immunostimulante » et il y a mille réactions « auto-immune » différentes. Ceci dit, dans le principe, proposer des produits immunostimulants dans un cas de réaction auto-immune, c’est délicat…

Donc immunostimulant en préventif, oui, en curatif… avec discernement ! Je vais donc privilégier des plantes IMMUNOMODULATRICES. (Ça, c’est un trésor ébahissant. J’en suis encore tout ébaubi : la modulation. L’intelligence végétale ! on aura l’occasion d’en reparler !).

 

elles stimulent, je vous les mets quand même ?

 

Cela dit, se passer complètement de plantes immunostimulantes serait compliqué et pas forcément adéquat non plus. Par exemple, le sureau qui pour moi est d’une aide précieuse dans ce genre de cas est aussi un immunostimulant. Idem pour le Thym. Associé au Réglisse et au Gingembre, qui sont immunomodulants, je considère que leur action immunostimulante sera harmonisée.

J’envisage aussi l’Astragale de Chine et des H.E comme l’H.E de Manuka [2], de Ravintsara ou de Niaouli dont les actions immunostimulantes servent dans les cas de grippes et autres affections respiratoires similaires au COVID[3].

Exit donc l’Echinacée (échinacée purpurea), le Tea-tree (quoique) et les immunostimulants assez spécifiques. L’idée derrière mon choix, c’est que si ça sert à traiter une maladie de type grippe et que ça a des vertus immunostimulantes, cela reste assez adapté à la situation. Ça ne va pas trop nourrir la réaction auto-immune sans régler les soucis et symptomes que cela implique.

 

[1] Je vous invite à écouter et lire l’épisode du podcast « de bonne nature : Syndrome post-covid, échange avec le docteur Franck Gigon (partie 1) pour de plus amples informations !

[2] Après usage, j’en suis finalement assez peu content : le coût écologique ne mérite pas son emploi malgré une efficacité supérieure au Tea-tree en théorie.

[3] La grippe est un coronavirus, bien que le SARS-COV-2 ne soit pas une grippe.

La tisane :

 

Je formule donc un mélange pour infusion qui visera le traitement plus que la prévention, mais permettra tout de même de nous préparer, moi et mes deux autres compagnons d’infortune, à la potentielle et difficilement évitable contamination qui nous attend. Joie. (Et spoiler, non, on n’y a pas coupé…). Pour la conception de cette tisane j’ai donc visé large :
 

 

- Sureau (sambucus nigra L. ; Fleurs) 15g

- Aunée (inula helenium L. ; racine) 10g(Avertissement avec un remplissage uni contre-indications & précautions d’emplois)

- Réglisse (glycyrrhiza glabra L., racine) (Avertissement avec un remplissage uni      ) 5g

- Bouillon blanc (verbascum thapsus L.) 5g

- Thym (thymus vulgaris L.) 5g

 

Le covid étant réputé provoquer une toux sèche et des complications ainsi que des risques d’insuffisances respiratoires l’idée est alors de protéger en priorité le système respiratoire, réduire les irritations de la toux sèche et empêcher une éventuelle surinflammation et/ou atteinte bactériologique  des poumons (c’est d’ailleurs le rôle de l’azytromicine ou de l’ivermectine qui font encore débat sulfureux à l’heure où j’écris ces mots).

Concernant l’inflammation :

 

dès le début de la pandémie, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ont été mis à l’amende considérée comme facteurs aggravants. Des avis contradictoires se font aujourd’hui entendre. Cela dit, n’étant pas spécialiste du médicament, je vous laisse vous référer à votre médecin ou pharmacien sur ce sujet. Moi ce qui m’intéresse ce sont les plantes anti-inflammatoires. Sur ce sujet je vous laisse encore avec monsieur Bernard (qui va décidément avoir des acouphènes) : https://www.altheaprovence.com/plantes-anti-inflammatoires-et-coronavirus/

En synthèse, je rejoins son avis : s’il faut se passer de toutes les plantes anti-inflammatoires autant s’assoir et attendre que ça passe. Or j’ai beau me targuer d’être un chêne, je ne suis même pas un gland, mais plutôt un écureuil… et la patience, ça me casse les noisettes.

En veillant donc à ne pas supprimer des symptômes indicateurs (la fièvre, par exemple) j’utilise tout de même deux plantes anti-inflammatoires dans cette tisane : Réglisse & Bouillon blanc. Avec la seule tisane, aux dosages proposés, cela ne permettra que de soulager une inflammation mineure et n’empêchera pas une sur inflammation due à un éventuel orage cytokinique. Cela dit, en prenant soin de réduire l’inflammation par d’autres biais complémentaires (que je vais développer plus après) on renforce l’action anti-inflammatoire de la tisane, réduit aussi le stress du corps (sans parler du stress oxydatif qui demandera à être tamponné par des antioxydants) et les potentielles complications.

 

Ouf, on est sauvé... dite moi qu'on, est sauvé !


Ceci dit, le système respiratoire n’est pas le seul système impacté par le SARS-COV-2 : Le système immunitaire (évidemment), le système endocrinien (glandes surrénales / fatigue intense), le système nerveux (douleurs épidermiques, fatigue) le système digestif (en particulier l’intestin avec une perturbation de la flore intestinale ; mais aussi potentiellement le foie avec un ralentissement de la digestion)… bref, une maladie tout terrain !

Là encore, la tisane vise large, mais n’est cependant pas suffisante. C’est pour cette raison que je complète donc le protocole avec d’autres formes galéniques.

Compléments & H.E :
 

En tout premier lieu, l’Astragale (astragalus mebranaceus), sous forme de poudre à raison d’une cuillère à café (environ 5 à 7g) bombé toutes les deux heures durant la première semaine. La force de l’Astragale est sa capacité à moduler la réponse inflammatoire et à baisser la production de certaines cytokines prévenant dans le même coup l’emballement inflammatoire menant aux fameux orages cytokiniques.

On rajoute à ça son aspect anti-infectieux, son impact sur la respiration cellulaire (elle améliore la tolérance des cellules à l’anoxie, utiles n’est-ce pas ?), son action tonique énergétique (comme dans, « j’ai la patate » pas comme dans « allongez-vous là, je vais vous réaligner les chakras ») qui est étroitement lié à sa capacité adaptogène et on a une plante qui semble avoir été conçue pour faire face au grand méchant loup actuel !

En chine, elle est employée et étudiée depuis le début de la pandémie en association avec d’autres plantes chinoises (en MTC comme en phytothérapie « occidentale », l’idée d’associer les plantes pour maximiser leur potentiel et créer une synergie est un des piliers de la pratique).

et l'aroma dans tout ça ?

 

Pour ce qui est des H.E, l’idée était de les proposer au cas par cas. Face aux toux sèches et difficultés d’expectoration, l’Eucalyptus globulus (à remplacer, par l’Eucalyptus radiata si un enfant est présent dans la maison et que vous comptez faire une diffusion) ou le Saro, pour les p’tits coups de mou et regagner du tonus, le Ravintsara, le Thym à linalol (ou à thujanol s’il y a des enfants), le Pin ; pour les p’tits coups de blues votre allié peut être l’Ylang-ylang, la Lavande et/ou la Matricaire, pour les douleurs musculaires, le Romarin à verbénone et la Gaulthérie, pour le sommeil, le Petit grain bigarade, l’Angélique ou encore la Lavande !

Les premiers temps, l’odorat est encore intact, c’est donc toujours agréable de faire appel à ces odeurs et cette galénique précieuse. Mais très vite (pour ma part à J+5) l’odorat se fait la malle et cela peut au contraire devenir source de frustration (même la menthe poivrée ne me faisait plus frémir les naseaux !)

Changement d’usage, on rentre dans la phase de rééducation de l’odorat et on se sert des H.E pour se faire des blind-tests.

Vous ne manquerez pas de noter que je n’ai pas donné ni de méthode d’application ni de dosages. C’est volontaire. L’aromathérapie demande du doigté et je préfère ne pas donner d’indications, même à titre informatif, ici.

Et c'est pas finis !

H.E, Astragale en poudre : check ! mais du coup, quid du ralentissement digestif et de la sphère intestinale ? Quid de la fameuse utilisation de plantes anti-inflammatoire pour compléter la tisane ? Et bah… un shot de Gingembre, Curcuma & Citron ! Oui, oui. Un shot.
À l’extracteur. 5g de Gingembre, 10g de Curcuma et un Citron avec la peau ! deux, trois, quatre fois par jour, c’est selon. (Si vous n’avez pas d’extracteur, pas de panique, les poudres sont vos amies. Il faudra simplement adapter les dosages et ce sera moins une recette plaisir qu’un shot médicinale).

Pourquoi sous cette forme ? Pour le plaisir et pour varier, mais aussi parce qu’en plus de donner un coup de fouet certain, le piquant du Gingembre réchauffe mieux quand il est frais (enfin, c’est mon avis !)
Bien sûr, certains puristes parleront de l’efficacité certaine de la poudre sèche qui, en plus de ça, privant le Gingembre (ou le Curcuma) de son eau fait qu’on en utilise moins à l’emploi. Mais en réalité, j’aime autant avoir à prendre plus souvent mes petits boosters Gincutron (de Gingembre/Curcuma/Citron).
 

L’intérêt est multiple : on profite de l’action anti-inflammatoire du Gingembre et du Curcuma, des bienfaits sur le foie (qui va avoir du travail !), de l’action immunomodulatrice aussi et de la richesse du Citron en vitamine C. Et oui, moi non plus je ne l’oublie pas. Mais plutôt que de la prendre en pastille d’Acérola, je me suis dit qu’en petite shot, c’était plus sympa ! et moins cher.

Là encore, faites attention et ne prenez pas ma recette pour argent comptant. Le Gingembre sous cette forme peut être corsé et vous pourriez mal réagir si vous avez une gastrite ou des faiblesses au niveau gastro-intestinales (attention aussi à la prise d’anticoagulant et si vous êtes sujet aux calculs biliaires).Entrez votre texte ici

Et alors, doc ?
 

J+5 et retour à la (presque) normale. Le goût est bien perturbé, l’odorat est quasi inexistant, je n’ai pas un gros appétit et je sens que mon foie est un peu chargé, mais plus de fièvre (fort heureusement), plus de spasmes, plus de courbatures, plus d’hypersensibilité épidermique, plus (trop) de fatigue et pareille pour mes camarades de cluster ! PAS DE COVID LONG (c’est encore vrais aujourd’hui, à l’heure ou j’écris ces lignes, soit un mois plus tard)

Reste donc à continuer les blind-test olfactifs et à faire une bonne cure de probiotique.

Cela dit, avec le recul et après cette épopée, je note, et ce n’est plus une surprise pour beaucoup de mes confrères, qu’il y a autant de « covid » différents que de personnes l’attrapant. Cette sacrée bestiole a vraiment la capacité de s’en prendre de manière large au corps. En fonction du variant et du terrain de chacun, on peut se retrouver avec des symptômes vraiment différent les uns des autres.
Pas de recettes miracles, pas de composition « standard » avec le SARS-COV-2, qui invite donc à faire du cas par cas et à faire ce qu’en naturo on prêche déjà beaucoup : traiter le terrain et la personne, pas (seulement) les symptômes.

Vous aurez noté que ma composition et ses compléments étaient très clairement axés « modulation de l’immunité, tonicité et système respiratoire ». Avec 4 malades sous le même toit, j’ai voulu faire simple et proposer une recette pour tous plutôt que de m’adapter.

Un dernier point :
(oui, c'est comme à les dissertes des bancs d'école: intro, développement, conclusion ET... OUVERTURE. c'est pas la classe ça ?)

Ce petit article me permet de parler aussi des « plantes » miracles ou même de tout autre produit « miracle » qui « soignerait » ou « guérirais » du Covid.

Aujourd’hui, plus que jamais je crois qu’il est temps que l’on arrête de chercher des solutions miraculeuses et des baguettes magiques. Non, les aiguilles de Pin ne sont pas une réponse sans faille (et devinez qui c’est t’y qui le dit : https://www.youtube.com/watch?v=iV66aeJ3NKA ). Non, l’Artemisia annua, bien que parfois pertinente, surtout dans les cas aigus, ne convient pas à tous les cas de Covid. Non, la chloroquine, l’ivermectine ou l’azythromicine ne sont pas, non plus, des pilules magiques capables d’éradiquer le virus ou d'éviter les complications à coup sûr et encore moins sans contreparties!

La psychose actuelle qui nous place sur un ring face à un méchant virus qu’il faudrait éradiquer ne me convient pas : si j’ai appris quelque chose de mon expérience des plantes et du vivant, c’est qu’il faut chercher la collaboration et l’harmonie et qu’il n’y a pas de meilleur remède que la volonté de prendre soin de sa santé et d’y mettre des efforts continus, mesurés, mais réguliers.

Se remettre en question et se responsabiliser, voilà la leçon que vient donner cette pandémie.

Allez, sur ce : BISOUS et à la prochaine !

(PS: pour les curieux, les ressources qui m'ont permis la construction de cet article son après l'illustration de fin.)

Sources, remerciement et bibliographie :

Un merci, tout spécialement à ma maman et mon papa, sans qui je ne serais pas là, à mon chien, robert, qui n'existe pas, à ma compagne, qui me supporte (et c'est pas facile), à mon facteur, qui est un type bien, à mes plantes d'intérieur, pour leur grande capacité d'écoute mais aussi, et surtout:

à Swanhilde (https://www.instagram.com/swanhilde_abele/) & Marie (https://www.instagram.com/mnphyto/)
Pour leur aide, la relecture de cet article et leurs conseils avisés (big up les filles !) !
 


(les sources maintenant):

 

- Althea provence : https://www.altheaprovence.com/

(voir aussi le podcast « de bonne nature », les vidéos et les fiches plantes présentes sur le site.)

 

- Inserm : https://www.inserm.fr/actualite/covid-19-recepteur-cellulaire-centre-toutes-attentions/
- sciencedirect :https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S030090842030078X?via%3Dihub
- ARTICLE : Clinical and Autoimmune Characteristics of Severe and Critical Cases of COVID-19 - https://ascpt.onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/cts.12805
- elsevier : https://reader.elsevier.com/reader/sd/pii/S0306987720314547?token=8C6953749618F9E09D8EF191F669A5AF217A60D9179B18ECEE33334DA46FCB96BBE9DEC978ED6D18DF93A8172065D7E0&originRegion=eu-west-1&originCreation=20220105124354

 


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